Revue Prescrire, sommaire n°230
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Numéro 230 juillet/août 2002 n°230
Juillet/Août 2002
« Le pire ennemi de la vérité, ce n'est pas le mensonge, c'est la conviction »
Friedrich Nietzche
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Editorial
Contreparties équilibrées
Les médicaments ne sont pas des marchandises comme les autres. La rémunération des firmes pharmaceutiques devrait dépendre du niveau de progrès thérapeutique apporté, celle des professionnels de santé de la recherche d'amélioration de la qualité des soins (p. 481)
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Rayon des nouveautés
Le mot de Gaspard : Usage responsable
L'usage responsable du médicament ne se résume pas à la prise du comprimé avant ou après le repas, ou à la contre-indication pendant la grossesse, faute de données. Indications justes et surveillance des effets indésirables sont primordiales (p. 484)
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Nouveautés en ambulatoire
Atovaquone + proguanil (Malarone°)
Une association antipaludique de deuxième ligne pour le traitement curatif, et le traitement préventif en cas de chloroquinorésistance (p. 485-492)
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Ébastine (Kestin°)
Me too : un antihistaminique H1 supplémentaire, sans plus
Stratégies
Allongement de l'intervalle QT et antihistaminiques H1
Les antihistaminiques H1 sont destinés au traitement de troubles gênants mais bénins, qui ne justifient pas de courir de risque cardiaque. La préférence doit aller à ceux qui, malgré un long recul de commercialisation, n'ont pas eu ou ne semblent pas avoir à ce jour d'effet grave sur l'intervalle QT (p. 493-496)
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Spironolactone 25 mg (Aldactone°)
Nouvelle indication : la reconnaissance d'un progrès dans l'insuffisance cardiaque sévère, sous réserve d'une surveillance rigoureuse de la créatininémie et la kaliémie (p. 497-498)
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Nouveautés à l'hôpital
Caspofungine (Caspofungin-MSD°)
En dernier recours dans l'aspergillose invasive (p. 499-501)
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Sirolimus (Rapamune°)
Pas de progrès tangible après transplantation rénale
Stratégies Le traitement immunosuppresseur après transplantation rénale
Plusieurs associations d'immunosuppresseurs permettent environ 90 % de survie du greffon à un an (p. 502-505)
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Actualités à la loupe

Fentanyl transmuqueux Dispensation fractionnée (suite) (p. 506)
Énergitum° 40 ans de carrière ! (p. 506)
Échos du Réseau Un effort (p. 507)
Point de vue de la Rédaction Ruptures de stocks : trop c'est trop !
Des ruptures de stock trop fréquentes (1 000 à 1 500 références manquantes chaque mois en France), de durée variable souvent non précisée, pour des raisons souvent non recevables. Les industriels ont de quoi balayer devant leur porte (p. 507)

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Tramadol Risques de confusions (p. 508)
37 copies Allopurinol Arrow° comprimés, etc. (p. 508-510)
Ticlopidine Copiée, mais à éviter (p. 509)
29 arrêts de commercialisation Bétadine° comprimés vaginaux, etc. (p. 511)
Vigilance
Accidents liés aux dispositifs dentaires Surtout des échecs d'implantation, des problèmes chirurgicaux ou une infection (p. 512)
Eau oxygénée Des cas de colite caustique après lavement à l'eau oxygénée (p. 512)
Zolpidem Deux fois plus de fractures du col du fémur sous zolpidem (p. 512)
Célécoxib Autant d'ulcères compliqués qu'avec les AINS classiques (p. 512)
Médicaments récents : se préoccuper des effets indésirables
Entre 1975 et 2000, 10 % des nouveaux médicaments mis sur le marché aux États-Unis ont fait l'objet de retrait du marché ou de mises en garde majeures à la suite d'effets indésirables graves, parfois mortels. La plupart des 16 médicaments retirés du marché appartiennent à des classes largement pourvues, pour lesquelles il existait déjà de nombreuses alternatives. En France ou en Europe également, des médicaments ont été retirés du marché rapidement après la commercialisation, ou ont vu leur commercialisation avorter pour effets indésirables graves.
Il n'est pas justifié de faire courir un risque aux patients lorsqu'il existe des alternatives thérapeutiques déjà sur le marché ou que la pathologie traitée est bénigne (p. 513-514)
Intoxications aiguës mortelles par le fer
L'ingestion d'une quantité importante de médicaments à base de fer expose à un risque d'intoxication mortelle, par hépatite cytolytique, troubles hémodynamiques et complications hémorragiques des brûlures chimiques du tube digestif. Les enfants sont les principales victimes. En France, il existe encore des spécialités à risque, qu'il ne faut pas laisser à porter des enfants, et dont le conditionnement doit être adapté (p. 514-515)
Stratégies
Prévention primaire des embolies pulmonaires
Troisième partie Choisir, selon la situation
Le choix dépend de l'importance du risque d'embolie et d'hémorragie grave
Choix en chirurgie orthopédique, traumatologie, neurochirurgie
Un risque embolique souvent élevé
Principalement héparine de bas poids moléculaire à la dose d'environ 4 000 à 5 000 UI ou warfarine. Les modalités (durée, début immédiat ou retardé, etc.) varient selon les cas. La balance bénéfices-risques n'est pas connue pour les interventions orthopédiques à risque embolique faible, ni pour les autres traumatismes (notamment immobilisation plâtrée) (p. 516-521)
Choix en chirurgie générale
Héparine à dose modérée en cas de chirurgie majeure ou d'antécédent thromboembolique

La balance bénéfices-risques est incertaine en chirurgie urologique, en raison d'un risque plus élevé d'hémorragie. Habituellement, une semaine de doses préventives modérées d'héparine (p. 521-523)
Un traitement préventif dans certains situations non chirurgicales ?
Seulement pour certains patients à haut risque embolique
La prévention de l'embolie est mal évaluée chez les patients alités non opérés, et à décider au cas par cas. Les indications restent imprécises lors de la grossesse, justifiées surtout en cas d'antécédents d'accidents thromboemboliques veineux multiples. Les indications médicamenteuses sont exceptionnelles pour les voyages en avion (p. 523-529)
Traitement préventif du paludisme pour le voyageur
Adapter la prévention à la destination
La prévention repose sur la protection vis-à-vis des piqûres de moustiques et sur un traitement antipaludique, qui doit être prolongé, après avoir quitté la zone impaludée, pour couvrir une éventuelle incubation. Le choix du traitement préventif dépend de l'endémicité, des résistances locales et des risques particuliers du traitement. Selon les cas : absence de traitement ; chloroquine seule ; chloroquine + proguanil ; méfloquine. Atovaquone + proguanil et doxycycline sont des traitements de deuxième ligne (p. 530-535)
Traitement curatif de l'accès palustre importé non compliqué
Toute fièvre au retour d'une zone impaludée doit faire évoquer le diagnostic d'accès palustre. Les principaux signes de gravité (coma, état de choc, œdème pulmonaire, etc.) doivent faire rechercher rapidement le parasite dans le sang. Le traitement curatif doit tenir compte du risque de résistance aux antipaludiques dans la zone où le paludisme a été contracté. (p. 532-533)
Dodo sur le dos et tête aplatie ?
Le couchage des nourrissons sur le dos réduit fortement le risque de mort subite, mais semble pouvoir favoriser un aplatissement frontal ou occipital, sans autre conséquence qu'esthétique, et que des mesures pratiques peuvent éviter (p. 536)
Surveillance de la pression artérielle
Une mesure annuelle systématique ne paraît justifiée qu'après 65 ans, ou au delà de 130/85 mm Hg quel que soit l'âge (p. 536)
Pas de repos imposé après ponction lombaire
L'alitement strict après "PL" ne prévient pas d'éventuelles céphalées. Il n'y a pas de raison de l'imposer aux patients (p. 536)
Allongement de l'intervalle QT et antihistaminiques H1
Les antihistaminiques H1 sont destinés au traitement de troubles gênants mais bénins, qui ne justifient pas de courir de risque cardiaque. La préférence doit aller à ceux qui, malgré un long recul de commercialisation, n'ont pas eu ou ne semblent pas avoir à ce jour d'effet grave sur l'intervalle QT (p. 494)
Le traitement immunosuppresseur après transplantation rénale
Plusieurs associations d'immunosuppresseurs permettent environ 90 % de survie du greffon à un an (p. 504)
Ouvertures
Éditorial
Hypolipidémiants : prescription sous influence
Une étude montre le poids de la visite médicale sur le glissement des prescriptions des statines les plus anciennes et les mieux évaluées cliniquement, vers les "me-too" plus récents. Les prescripteurs doivent s'attendre à devoir rendre des comptes sur les critères de leur choix de prescriptions (p. 537-538)
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En bref
Empoisonnement massif à l'arsenic par l'eau de boisson (p. 538) • La césarienne en France (p. 539) • Stylos injecteurs pour follitropine remboursables (p. 539)
Redresser le cap de la politique du médicament (suite)
Le médicament n'est pas un produit industriel comme les autres (p. 540)
Troisième partie La politique du médicament au service de l'industrie
Les orientations du Conseil de l'Union européenne en faveur de la santé publique n'ont pas été suivies. La Direction générale "Entreprises" de la Commission européenne a clairement choisi le camp de l'industrie en proposant notamment des autorisations de mise sur le marché plus faciles, une pharmacovigilance confidentielle, davantage de publicité grand public, etc. et en restant évasive quant aux promesses de transparence des procédures et des décisions (p. 541-543)
Quatrième partie Pour une réglementation qui réponde aux besoins élémentaires de santé publique
Diverses organisations réunies en collectifs et des personnalités se sont manifestées auprès des institutions concernées, pour faire valoir le point de vue de la santé publique contre le parti pris "tout industriel" de la Direction générale "Entreprises" de la Commission européenne (p. 544-545)
Conclusion Il faut redresser le cap de la politique du médicament à usage humain
Appel aux responsables politiques nationaux et européens
Il est vital de replacer le médicament dans une logique de santé publique, au service des citoyens, et que l'industrie pharmaceutique soit énergiquement orientée pour répondre aux besoins réels de santé publique et de progrès thérapeutiques. Aux citoyens et aux professionnels de santé de pousser les responsables politiques à adopter de nouvelles orientations au service des populations (p. 546-547)
Sites web
HTA DATABASE : Banque de résumés de rapports d'évaluation technologique (p. 548)
Lu pour vous
Hépatite C/Dépistage, clinique, prise en charge et conseils aux patients (p. 549) • Hépatite C du dépistage au traitement. Questions et réponses (p. 549) • Pharmacovigilance from A to Z (p. 549)
Forum
À la Une
Médecine libérale versus médecine libérée (p. 550)
Dossier
Liberté de prescription (p. 552)
Courriers
Financement de la recherche (p. 551) • Femme de garde (p. 551) • L'omniprésence des firmes pharmaceutiques (p. 551) • "AGGIR" : la grille à tout faire ? (p. 553) • Équilibre (p. 553) • Le Test de Lecture (p. 553) • Des voyages formateurs (p. 554) • La diététique d'abord ! (p. 554)
Luc Cifer
Coquecigrue (p. 554)
 
Prescrire en questions
Mortalité accrue sous sélégiline ?
Une efficacité très modeste de la sélégiline qui conduit à ne pas prendre de risques injustifiés (p. 555-556)
 
La doxylamine, un antiémétique de choix durant la grossesse ?
Des indications justifiées par l'évaluation clinique peuvent ne pas figurer dans une autorisation de mise sur le marché, restée en décalage avec l'évolution des connaissances (p. 556)
 
Et aussi
Test de lecture 2001/2002 Questionnaire n° 11 (p. 557-558)
Take it easy Exercise n° 76 Drugs and breast-feeding (p. 559)
Électronique Le portail documentaire (p. 560)
Ours (IIe de couv.)
Précisions et corrections Antiseptiques - Amfébutamone - Aerius° - Humex° enfants - Adrénaline Cooper° (IIe de couv.)
Publicité à la loupe Le fer n'est pas un jouet (IIIe de couv.)
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