Revue Prescrire, sommaire n°234
Revue Prescrire
Sommaires LRP Accueil
Numéro 234 n°234
Décembre 2002
« Ceux qui mettent à jour quelque proposition nouvelle sont d'abord appelés hérétiques »
Montesquieu
Pour imprimer
Editorial
Des actes !
Les lois successives instaurant l'obligation pour l'ensemble des médecins d'un plan de formation continue ne sont pas appliquées, faute de décrets d'application. L'hypocrisie en matières de sources de financement, d'absence d'indépendance de nombreux dispositifs de formation et du choix de critères de qualité des supports et de leurs contenus règne en maître (p. 801)
Article en accès libre, format PDF
Rayon des nouveautés
Le mot de Gaspard : Gâchis
Que de ressources humaines et matérielles gâchées, pour des avantages le plus souvent dérisoires, par exemple avec les Xièmes me too d'antimigraineux ou le traitement substitutif de la ménopause, alors que les besoins de recherche sont immenses dans le domaine de maladies graves, insuffisamment soignées (p. 804)
Article en accès libre, format PDF
Nouveautés en ambulatoire
Estradiol + lévonorgestrel par voie transdermique (Femseptcombi°)
Pas assez de sécurité d'emploi dans le traitement substitutif de la ménopause (p. 805-808)
Réservé aux abonnés
Élétriptan (Relpax°)
Me too : quatrième triptan pour les crises migraineuses, sans plus (p. 808-811)
Réservé aux abonnés
Nouveautés à l'hôpital
Imatinib (Glivec°)
Nécessite une évaluation plus approfondie dans la leucémie myéloïde chronique (p. 812-816)
Réservé aux abonnés
Agalsidase alfa (Replagal°), bêta (Fabrazyme°)
Premier traitement substitutif pour la maladie de Fabry, due à un déficit enzymatique héréditaire rare, mortel en quelques décennies (p. 817)
Réservé aux abonnés
Réservé aux abonnés, format PDF
Actualités à la loupe
Prescrire en DCI : un décret bienvenu mais compliqué
Penser en termes de "bonnes pratiques" plutôt que s'enfermer dans la réglementation (p. 818-819)
Zolpidem : classé comme psychotrope à risque d'abus

L'inscription du zolpidem (Stilnox°) au tableau IV de la Convention de Vienne souligne un risque de dépendance (p. 819)
Fluor et prévention des caries : gare au surdosage

Un bilan des apports fluorés alimentaires s'impose avant une éventuelle prescription de fluor médicamenteux (p. 820)
Millepertuis : premières AMM allégées

Des garanties de qualité pharmaceutiques pour deux spécialités, sur la base d'un dossier d'AMM allégé, c'est-à-dire notamment sans évaluation clinique (p. 821)
Millepertuis : premières AMM allégées
Des garanties de qualité pharmaceutiques pour deux spécialités, sur la base d'un dossier d'AMM allégé, c'est-à-dire notamment sans évaluation clinique (p. 821)
Point de vue de la Rédaction

Contraception d'urgence : non à la pseudo-information industrielle !
L'information sérieuse des patients, quel soit le sujet, doit être prise en charge par des canaux non industriels et indépendants. L'information fournie par les firmes doit se limiter au conditionnement, notice comprise (p. 822)
Article en accès libre, format PDF
Échos du réseau Réalisme (p. 819)
Baisses de prix Suite des conséquences de la réévaluation du SMR ? (p. 820)
Déremboursements Anxoral° comprimés, etc. (p. 821)
19 copies Acébutolol Arrow° comprimés, etc. (p. 823-824)
Agrippal° Vaccin grippal non remboursable (p. 823)
Trimébutine Des prix différents (p. 824)
2 compléments de gamme-copies Diosmine Merck° poudre pour suspension buvable, etc. (p. 824)
Vaccins hépatite B sans thiomersal (p. 825)
Le segment-clé du mois -triptan (p. 825)
20 arrêts de commercialisation Azedavit° comprimés, etc. (p. 825-826)
Acide risédronique et hanche Faible niveau de preuves (p. 826)
Penglobe° En vrac (p. 826)
 
Vigilance
Notifications directes des effets indésirables par les patients infectés par le HIV À étendre à tous les patients (p. 827)
Contraceptif oral Erreur dans le conditionnement d'un lot de contraceptif (p. 827)
Rispéridone Risque d'accident vasculaire cérébral chez les patients âgés (p. 827)
Lépirudine Choc anaphylactique mortel (p. 827)
Syndrome parkinsonien et inhibiteurs calciques
Des observations de syndrome parkinsonien liées au diltiazem, et encore plus rarement à d'autres inhibiteurs calciques, ont été publiées. Envisager le rôle déclencheur éventuel ou aggravant d'un inhibiteur calcique à visée cardiovasculaire chez les patients atteints d'un syndrome parkinsonien peut rendre service (p. 828-829)
 
Syndromes extrapyramidaux dus à des médicaments
Neuroleptiques plus ou moins cachés, et aussi antidépresseurs et inhibiteurs calciques (p. 829)
 
Bronchospasmes dus aux médicaments
Des médicaments très divers sont parfois à l'origine d'un bronchospasme, même sans antécédent notable (p. 829)
 
Stratégies
Diagnostic et traitement des angines aiguës
Deuxième partie Angines aiguës : diagnostic biologique du streptocoque
Tests de diagnostic rapide : une aide en cas de doute clinique
Les tests de diagnostic rapide mettent en évidence la présence d'un antigène spécifique de groupe du streptocoque A, mais non la bactérie elle-même. En comparaison à la culture d'un prélèvement de gorge, les résultats faux positifs sont peu fréquents, mais le taux de résultats faux négatifs, conduisant à méconnaître un streptocoque A, est très variable d'une étude à l'autre. Le manque de transparence de l'évaluation des tests commercialisés en France ne permet pas de comparer les tests disponibles, et les performances affichées ne peuvent être vérifiées. En pratique, pour reconnaître la minorité des angines aiguës dues à un streptocoque A, un examen clinique méthodique est souvent suffisant. En cas de clinique incertaine, les tests de diagnostic rapide peuvent aider à renforcer la probabilité dans un sens ou dans l'autre (p. 830-839)
Les traitements de la leucémie myéloïde chronique
Des traitements souvent peu satisfaisants
La leucémie myéloïde chronique est une maladie peu fréquente, qui évolue en général en 3 phases : une phase chronique d'environ 4 ans, une phase dite d'accélération de 3 à 18 mois, présente chez 3 malades sur 4, et une crise blastique terminale, qui entraîne le décès en 3 à 4 mois. La greffe de moelle allogénique est le seul traitement potentiellement curatif, chez 10 à 15 % au plus des malades, et au prix de risques importants. À la phase chronique, le premier choix est l'interféron alfa en monothérapie ou associé à la cytarabine quand il s'agit d'obtenir les meilleures chances de survie ; c'est l'hydroxycarbamide quand il s'agit de minimiser les effets indésirables. L'imatinib nécessite une évaluation plus approfondie (p. 840-842)
La stérilisation tubaire
Informer les femmes du caractère définitif de cette méthode de contraception
Le taux d'échec est d'environ 7,5 grossesses pour 1 000 femmes suivies pendant 10 ans. Les complications graves sont exceptionnelles. En cas de regret, les techniques réparatrices sont complexes. En pratique, la stérilisation tubaire doit être considérée comme irréversible (p. 843-846)
Pilules mono ou biphasiques ? Pas d'essai comparatif solide
Le choix repose sur les données de modeste niveau de preuves (p. 846)
Fièvre jaune en Afrique
Proposer le vaccin aux voyageurs (p. 846)
Ouvertures
Éditorial
Progrès thérapeutique : la faillite des agences
Les agences du médicament ne retiennent pas de notion de progrès thérapeutique pour accorder une autorisation de mise sur le marché, mais se contentent de vérifier qu'un nouveau médicament fait mieux qu'un placebo, sans exposer à trop de risque d'effets indésirables, dans le cadre d'une vision ultralibérale du commerce. Les règles du jeu des autorisations de mise sur le marché doivent changer (p. 847)
Article en accès libre, format PDF
En bref
L'activité des kinésithérapeutes libéraux en France (p. 848) • Prise en charge revalorisée pour les orthoprothèses (p. 848) • Vaccination ROR : des campagnes d'information peu efficaces en France (p. 849-850)
Les agences du médicament n'exigent pas assez d'évaluations comparatives
Beaucoup de dossiers d'évaluation à l'appui d'une demande d'autorisation de mise sur le marché ne comportent pas de comparaison versus traitement de référence, ou comportent des comparaisons non rigoureuses (critères intermédiaires, critères combinés hétérogènes, posologies biaisées, essais trop courts, petit nombre d'essais, etc.). Les agences du médicament ne fournissent pas aux professionnels de santé une aide suffisante pour distinguer les vrais progrès thérapeutiques utiles aux patients. In fine, ce sont les patients qui en font les frais (p. 850-851)
 
Europe et médicament
Résultats du vote en première lecture sur les projets de Directive et de Règlement relatifs aux médicaments à usage humain
Les parlementaires européens, dans leur majorité, ont privilégié la santé publique, et non les intérêts à court terme des actionnaires des firmes pharmaceutiques, en rappelant clairement que "le médicament n'est pas une marchandise comme les autres". Il reste à sensibiliser les ministres de la Santé de l'Union européenne afin qu'ils confirment l'orientation santé publique de ces projets (p. 852-854)
 
Prix des médicaments remboursables : quelle logique ?
Troisième partie Remises de fin d'année : un système discret mais peu efficace de maîtrise des dépenses
Au cours des dernières années, les pouvoirs publics ont surtout agi sur le levier industriel, en procédant à des baisses de prix de médicaments déjà sur le marché, et en mettant en place un système de taxation des firmes sur l'évolution de leur chiffre d'affaires, au delà d'un certain taux de croissance (p. 855-859)
 
Sites web
AFSSAPS : Le site de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé : que les progrès sont lents ! (p. 860-861)
Lu pour vous
Classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé (p. 861)
Forum
À la une
Visite médicale : trop, c'est trop (p. 862)
Concours d'été (p. 863)
Dossier
La décision partagée (p. 864-865)
Courriers
Avec le pergolide "Faites vos jeux" ! (p. 863) • Le lien fragile (p. 863) • Arrêts de commercialisation (p. 865) • Retour à l'expéditeur (p. 865) • L'Europe du médicament (p. 865) • Nul n'est à l'abri (p. 866) • Confusion (p. 866)
Luc Cifer
Libre-penseur (p. 866)
 
   
Prescrire en questions
La balance bénéfices-risques du dobésilate de calcium est-elle réellement défavorable ?
Rien ne justifie de courir le risque d'une agranulocytose potentiellement mortelle avec un médicament dénué d'efficacité tangible (p. 867-869)
 
Qui veille à l'éthique des essais cliniques ?
Les comités d'éthique ont toute latitude pour faire obstacle à des essais non éthique (p. 869)
Test de lecture 2000-2001
Bravo aux Lecteurs Émérites de la revue Prescrire Promotion 2003 !
Participer au Test de lecture Prescrire est un travail de formation permanente important, vérifiable et adapté aux besoins des professionnels. Les Lecteurs Émérites peuvent et doivent revendiquer haut et fort, avec le soutien de la revue Prescrire, la reconnaissance de leurs efforts de formation (p. 870-872)
Article en accès libre, format PDF
Les résultats complets du test 2001/2002 et la liste des Lecteurs Émérites promotion 2003 (p. 873-876)  
Et aussi
Test de lecture 2002/2003 Questionnaire n° 4 (p. 877-878)
Take it easy Exercise n° 80 Obsessive-compulsive disorder (p. 879)
Électronique À votre service. Utiliser au mieux les différents outils Prescrire (p. 880)
Ours (IIe de couv.)
Précisions et corrections Prescription en DCI - Vaccin pneumococcique conjugué - Thèse canadienne sur la publicité directe au public - Oseltamivir (IIe de couv.)
Publicité à la loupe Non à la publicité déguisée en "information" (IIIe de couv.)
 
En supplément à ce n° 234
Mieux prescrire, mieux dispenser ensemble (80 pages) (p. 881-961)
 
Pour imprimer