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"Accountable"
Les agences des médicaments et autres produits de santé
doivent avoir la volonté et les moyens de rendre compte en
permanence de leur travail et des données sur lesquelles elles
se sont appuyées. Toutes les institutions doivent être
"accountable", y compris dans le domaine de la santé,
en France et dans tous les pays d'Europe (p. 481) |
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Le mot de Gaspard : Apparences
Il y a souvent loin du faste des lancements sur le marché,
à la réalité quotidienne vécue par les
patients et ceux qui les soignent. La mémantine en fournit
un nouvel exemple (p. 484) |
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Mémantine (Ebixa°)
Une évaluation médiocre et un intérêt incertain
dans la maladie d'Alzheimer (p. 485-488) |
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Paracétamol + tramadol (Ixprim°,
Zaldiar°)
Pas de progrès contre la douleur (p. 489-491) |
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Vaccins hexavalents (Hexavac°, InfanrixHexa°)
Une simplification pour la vaccination des nourrissons contre l'hépatite B
(p. 492-496) |
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| Vaccins hexavalents : injections
intramusculaires dans la cuisse avant un an, dans la cuisse ou dans
le deltoïde après un an (p. 495) |
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Fer intraveineux (Venofer°)
Nouvelle indication : utilité marginale en postopératoire
(p. 497) |

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Agalsidase (Replagal°, Fabrazyme°)
Avec du recul : les données complètes rendent incertain
l'intérêt clinique (p. 498-499) |

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Point de vue de la Rédaction
Une affaire de "médicament orphelin"
révélatrice
Confusion autour de l'intérêt de l'agalsidase, due en
partie à la concurrence entre deux firmes, mal encadrées
par une Agence européenne du médicament toujours opaque
et trop légère ; le tout au mépris des malades
atteints de la maladie de Fabry. Des enseignements à tirer
qui dépassent largement le cadre des "médicaments
orphelins" (p. 499) |
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Affichage des prix à l'officine
À partir du 1er juillet 2003, une plus grande transparence
s'imposera pour les prix des médicaments non remboursables
pratiqués en officine (p. 500)
Imatinib : deux indications remboursables
Un rectificatif bienvenu au Journal Officiel précise les conditions
de prise en charge de Glivec° (p. 500)
Acide folique CCD° 0,4 mg :
remboursable
Une mesure tardive mais bienvenue, pour la prévention
du spina bifida (p. 501)
Drotrécogine alfa : agrément
publié
La Commission de la transparence a demandé un bilan
pour fin 2003 (p. 501)
Amétycine° 40 mg Voie
intravésicale (p. 502)
Un-alfa° Capsules à 0,5 µg
(p. 502)
5 mini-changements Cimétidine
Merck° 200 mg comprimés, etc. (p. 502)
Publicité Quatre interdictions
(p. 503)
Échos du réseau Sans fin
(p. 503)
Urofollitropine Le retour (p. 504)
10 copies Diabamyl Gé°
comprimés, etc. (p. 504)
2 compléments de gamme-copies
Amoxicilline Qualimed° 1 g comprimés dispersibles,
etc. (p. 505)
Homéopathie AMM "extra-light"
(suite) (p. 505)
Sels de réhydratation orale Remboursables
(p. 505)
Le segment-clé du mois - mantadine ;
-mantine (p. 505)
16 arrêts de commercialisation
Aclosone° pommade, etc. (p. 506-507)
Changement de libellé Pénicilline V :
prophylaxie des infections à pneumocoque (p. 506)
Melphalan injectable Aussi en monothérapie
(p. 507)
Changement divers Métoclopramide :
concentration modifiée (p. 507)
Changement de nom Un salbutamol qui ne
dit pas sa DCI (p. 507) |
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Hypoglycémie sous répaglinide
+ gemfibrozil 5 cas d'hypoglycémie grave notifiés,
liés à cette interaction non signalée jusqu'ici,
y compris dans le fascicule "Interactions médicamenteuses"
du dictionnaire Vidal 2003 (p. 508)
Compléments alimentaires : gare à
l'iode caché Jusqu'à 25 fois l'apport quotidien
recommandé en iode pour un adulte (p. 508)
Décès dus aux lits médicaux
à hauteur variable Des précautions à prendre
dans la manipulation (p. 508)
Glitazones Des risques cardiaques et hépatiques
(suite) (p. 508) |
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Effets indésirables musculaires des
statines
Globalement, 1 % à 6 % des patients qui prennent
un hypocholestérolémiant de la famille des statines
se plaignent de myalgies sans gravité, associées ou
non à une élévation de l'activité créatine
kinase sérique. 3 % à 5 % des patients ont
une élévation modérée de l'activité
créatine kinase sérique souvent sans symptôme.
Des élévations de l'activité créatine
kinase sérique de l'ordre de 10 fois la normale, surviennent
avec une fréquence de 0,1 % à 0,5 %. Dans
de rares cas, la destruction musculaire est massive, et peut être
mortelle ou laisser des séquelles. Les facteurs connus de risque
d'atteinte musculaire sous statine sont une dose élevée
de médicament, une insuffisance rénale ou hépatique,
une hypothyroïdie, une pathologie musculaire préexistante,
et l'association avec certains médicaments : fibrates ;
et pour certaines statines, l'érythromycine, la clarithromycine,
le vérapamil, etc. En pratique, il est préférable
de choisir les statines les mieux évaluées : la
pravastatine et la simvastatine. Les patients doivent être avertis
des risques d'atteinte musculaire. L'apparition de symptômes
doit faire doser l'activité créatine kinase sérique.
L'arrêt de la statine est à envisager au delà
de 5 fois la limite supérieure de la normale (p. 509-514) |
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Décès périnatals
Accompagner le deuil, à l'écoute
des préférences des parents
Les décès d'enfants nés après 22 semaines
d'aménorrhée et/ou pesant moins de 500 g, décédés
in utero ou à moins de 7 jours de vie, touchent près
de 5 000 grossesses par an en France. La crémation
ou l'inhumation sont obligatoires. Le deuil est difficile : les
sentiments de culpabilité, de perte de l'estime soi sont fréquents,
et persistent au-delà de 1 an chez 20 % à
40 % des parents. La très grande majorité des parents
souhaitent voir l'enfant, et souvent le tenir dans leurs bras. Des
rituels (prénom, photos, etc.) sont également souhaités.
Des parents sont parfois mis à mal par l'attitude des soignants.
Les parents sont en général demandeurs de davantage
de dialogue, d'explications, d'informations et d'empathie. Un suivi
à distance paraît bénéfique. Beaucoup de
questions sont sans réponse, telles que l'adaptation optimale
aux particularités culturelles (p. 515-521)
Devenir des corps des enfants décédés
avant la déclaration de naissance
Selon les cas, les funérailles sont obligatoires ou
non, mais elles font partie des éléments pouvant aider
les parents ou leur paraître essentiels (p. 518-519) |
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Anévrismes de l'aorte abdominale
Surveillance, chirurgie conventionnelle ou endoprothèse :
avant tout selon la taille
En cas de rupture d'anévrisme de l'aorte abdominale, la mortalité
est de 75 % à 92 % malgré les traitements.
Le risque de rupture augmente avec la taille : faible pour les
anévrismes asymptomatiques de diamètre inférieur
à 4 cm, à 10 % à un an quand ce diamètre
est entre 5,5 cm et 7 cm. La chirurgie conventionnelle préventive
expose à une mortalité opératoire de 3 %
à 6 %, et a probablement une balance bénéfices-risques
favorables pour les anévrismes symptomatiques ou d'un diamètre
supérieur à 5,5 cm. En cas d'anévrisme asymptomatique
d'un diamètre entre 4 et 5,5 cm, la surveillance échographique,
avec chirurgie en cas de douleur ou de croissance est une option qui
conduit à opérer environ 60 % des patients dans
un délai de 5 ans. L'intérêt de la chirurgie
préventive n'est pas établie en cas de diamètre
inférieur à 4 cm. Le traitement par endoprothèse
est encore mal évalué. Il expose à une mortalité
immédiate de 2 % à 2,5 %, et à des
risques à moyen terme de rupture anévrismale et de complications
ischémiques. C4 est une alternative à la chirurgie conventionnelle
pour les anévrismes de plus de 5,5 cm de diamètre,
en cas de risque chirurgical élevé (p. 522-526)
Dépistage des anévrismes de l'aorte
à 65 ans chez les hommes : un bénéfice
modeste
Le dépistage semble réduire la mortalité par
anévrisme, mais pas la mortalité totale (p. 524) |
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Les antalgiques opiacés faibles
Un intérêt modéré
pour la pratique
Pour traiter les douleurs légères à modérées,
les antalgiques de première ligne sont les non opiacés :
paracétamol, anti-inflammatoires non stéroïdiens
(AINS), aspirine. Les associations d'opiacés faibles (codéine,
dextropropoxyphène, tramadol) + paracétamol n'ont été
évaluées que dans quelques pathologies douloureuses
chroniques ou aiguës. L'association paracétamol + codéine
augmente peu l'effet antalgique du paracétamol, au prix d'effets
indésirables plus importants. Les balances bénéfices-risques
des associations du paracétamol au dextropropoxyphène
ou au tramadol ont encore moins d'intérêt. Dans les douleurs
chroniques non cancéreuses (coxarthrose, etc.), le traitement
de première ligne est également le paracétamol.
Les AINS n'ont pas d'avantage démontré. Les associations
paracétamol + opiacé faible ne constituent que des recours
de deuxième ligne (p. 527-531) |
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Cystite aiguë simple de la
femme jeune
Un diagnostic par les plaintes spontanées
Chez les femmes âgées de 15 ans à 65 ans,
non enceintes, sans antécédent important, et sans épisode
infectieux urinaire durant les 3 mois précédents,
l'association dysurie + pollakiurie, sans plainte de pertes vaginales
ni de prurit vaginal, suffit à poser le diagnostic de cystite
aiguë simple. Dans ce cas, l'examen clinique et les examens complémentaires
n'améliorent pas la performance diagnostique (p. 532-534) |
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Les anticholinestérasiques dans la maladie
d'Alzheimer
Un effet modeste, limité aux formes modérément
sévères
Le donépézil constitue la référence parmi
les 4 anticholinestérasiques commercialisés en
France pour le traitement de la maladie d'Alzheimer de forme légère
à modérément sévère. Son effet
spécifique est cependant modeste : 10 % environ des
patients ont une amélioration clinique, de courte durée
(p. 534-536) |
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Les rhabdomyolyses
Des simples douleurs musculaires à l'insuffisance
rénale aiguë
Les rhabdomyolyses (lyse des cellules musculaires squelettiques) entraînent
une faiblesse et des douleurs musculaires, mais aussi des symptômes
de compression nerveuse et vasculaire. Les complications sont parfois
mortelles. La myoglobinurie entraîne une insuffisance rénale.
L'hyperkaliémie peut entraîner une arrêt cardiaque.
Les causes sont multiples : traumatismes musculaires, infections,
troubles métaboliques, de nombreux toxiques et médicaments
(p. 537-539) |
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Anémie postopératoire
Prévention et fer par voie orale
Le traitement repose avant tout sur le fer, par voie orale de préférence.
Transfuser un patient expose à des risques. Certains sont limités
par la transfusion autologue, qui n'élimine cependant pas tout
risque, même infectieux. La décision de transfusion dépend
de l'hémoglobinémie (seuil en général
retenu égal à 8 g/dl) et des capacités du
patient à s'adapter à l'anémie (p. 540-541) |
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Évaluation du clopidogrel (suite)
Un an de clopidogrel + aspirine réduit plus que l'aspirine
seule l'incidence des accidents cardiovasculaires après angioplastie
coronaire avec endoprothèse, sans réduire la mortalité
totale. Au-delà du premier mois de traitement, la balance bénéfices-risques
de cette association reste incertaine (p. 542) |
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Rougeole en Suisse et à Marseille
En France, en 1999, la couverture vaccinale d'une dose de vaccin chez
les enfants de 3 ans était inférieure à
90 % (p. 542) |
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Éditorial
Erreurs en médecine ambulatoire :
une recherche balbutiante
Seule une connaissance correcte des causes d'événements
indésirables évitables peut permettre d'élaborer
des stratégies de prévention des erreurs humaines susceptibles
de survenir au cours des soins (p. 543-544) |
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En bref
Le sida dans l'Union Européenne (p. 545) Prise
en charge des audioprothèses (p. 545-546) Moins
de naissances le week-end (p. 546) Non merci
(p. 546) |
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Le Conseil d'État
Le Conseil d'État, à la fois conseiller juridique du
Gouvernement et juridiction administrative suprême, intervient
aussi dans le domaine de la santé : examen des projets
de loi, tel que, chaque année, le projet de loi de financement
de la Sécurité sociale ; examens des recours contre
des décisions administratives, etc. (p. 547-548) |
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Lu pour vous
Prise en charge de l'enfant atteint d'infection grave ou de
malnutrition sévère (p. 549) International
handbook of research in medical education (p. 549) |
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À la une
L'innovation thérapeutique (p. 550)
Dossier
Pourquoi une consultation psychiatrique avant une gastroplastie ?
(p. 551)
Courriers
Evidence-based medicine depuis 1800 (p. 550) Antimigraineux :
faire le bon choix (p. 552-553) Des remplacements
révélateurs (suite) (p. 553) Investir
dans le domaine de la santé (p. 553) Test
de lecture (p. 553) Service, non compris (p. 553)
Une ignorance regrettable (p. 553) Saturnisme :
des mesures administratives mais pas de mobilisation (p. 554)
Luc Cifer
Zoologie (p. 554) |
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| Vitamine B1 par voie orale Inefficace
en prévention des piqûres de moustiques (p. 555) |
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Peut-on exploiter les résultats d'un
essai clinique contraire à l'éthique ?
Se garder de valoriser de tels essais, et dissuader les investigateurs
de les mettre sur pied (p. 556) |
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De l'héparine avant un voyage aérien
en cas d'artérite ?
Attention au risque hémorragique (p. 556) |
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Hypertension artérielle : quelle
place pour les antagonistes de l'angiotensine II ? (suite)
Diurétiques toujours en première ligne (p. 556)
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Propylèneglycol : quels risques
de toxicité ?
Pas de toxicité connue sur la reproduction, mais des réactions
d'hypersensibilisation (p. 556) |
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Drotrécogine alfa : quel niveau
de preuves avec l'essai PROWESS ?
On ne sait toujours pas rigoureusement quels patients sont
susceptibles de tirer bénéfice de la drotrécogine
et ceux susceptibles d'en pâtir (p. 556) |
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La lutropine alfa apporte-t-elle un progrès
thérapeutique tangible ?
Pas de preuve d'une supériorité tangible sur
les substances d'origine extractive (p. 556) |
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Test de lecture 2002/2003 Questionnaire
n° 11 (p. 557-558)
Take it easy Exercise n° 87 Treatment
of type 2 diabetes (p. 559)
Électronique Site internet Prescrire
a 1 an (p. 560)
Ours (IIe de couv.)
Précisions et corrections Nicorette°
- Myélome (IIe de couv.)
Publicité à la loupe Ixprim°,
Zaldiar° (IIIe de couv.) |
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