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Bulle (spéculative)
L'écart entre la valeur ajoutée aux soins des
nouveaux médicaments et les annonces boursières des
firmes pharmaceutiques est de plus en plus considérable. Les
firmes vivent d'expédients. La bulle spéculative qui
s'est constituée durant la dernière décennie
ne peut pas durer indéfiniment (p. 81) |
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Palmarès 2003
Chaque année, tirant le bilan de 12 mois d'analyse des
nouveautés du marché français du médicament,
la Rédaction attribue des palmes, des tableaux d'honneur et
des lanternes rouges (p. 84-87) |
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Palmarès 2003 des médicaments
Pour le Palmarès des médicaments de la revue Prescrire,
le critère de sélection est le service rendu aux patients,
en pratique, dans une situation précise. Pilule d'or non attribuée
pour l'année 2003 faute de progrès décisif
dans un domaine où les praticiens étaient particulièrement
démunis ; trois médicaments inscrits au Tableau
d'honneur ; quatre médicaments cités au Palmarès
(p. 85) |
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Palmarès 2003 du conditionnement
Pour que les médicaments soient bien utilisés, encore
faut-il que leur conditionnement favorise leur identification, leur
sécurité d'emploi et une bonne information des patients,
voire des soignants. En une année, on voit actuellement parmi
les nouveautés plus de conditionnements de mauvaise qualité
que de conditionnements soignés, conçus en pensant vraiment
au malade. C'est parmi les conditionnements regrettables voire dangereux
que la Rédaction sélectionne les "Cartons jaunes"
et les "Cartons rouges" de l'année (p. 86) |
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Palmarès 2003 de l'information
Palmarès 2003 de l'information
Les firmes pharmaceutiques ont toutes un devoir élémentaire
d'information ; mais toutes n'ont pas le même sens de la
responsabilité. Le Palmarès de l'information met au
grand jour la diversité des comportements des firmes (p. 87) |
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Le mot de Gaspard : Changer de cap
Il reste beaucoup de besoins négligés, mais qui
ne sont pas visés par les stratégies de recherche et
développement suivies par les firmes pharmaceutiques depuis
quelques décennies (p. 88) |
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Budésonide + formotérol (Symbicort°)
Nouvelle indication dans la BPCO sévère :
une association sans avantage tangible (p. 89-91) |
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Estradiol + nomégestrol (Naemis°)
Ménopause : une association estroprogestative de
plus, sans avantage (p. 92) |
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Estradiol + dienogest (Climodiene°)
Ménopause : une association estroprogestative de
plus, mal évaluée (p. 93) |
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Parécoxib (Dynastat°)
En postopératoire : un antalgique AINS, sans avantage
prouvé (p. 94-97) |
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Olanzapine injectable (Zyprexa°)
Pas de gain démontré dans l'agitation (p. 98-100) |
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Ordonnances sécurisées : seulement
pour les stupéfiants
L'obligation d'utiliser les ordonnances sécurisées
pour les médicaments inscrits sur les listes I et II est
finalement supprimée (p. 101)
Métopimazine hors prescription
Vogalène° n'est pas concerné, mais une nouvelle
spécialité Vogalib°, disponible sans prescription,
est commercialisée (p. 101)
Valganciclovir : disponible en ville
Rovalcyte° désormais aussi en officine de ville
et remboursable (p. 102)
Spécialités homéopathiques :
baisse du taux de remboursement
Les médicaments homéopathiques fabriqués
industriellement sont désormais remboursables à 35 %,
et non plus à 65 % (p. 103)
Paracétamol + codéine : attention
au surdosage
Le plus sûr, chez les jeunes enfants est de ne pas recourir
à l'association, mais plutôt à des spécialités
monocomposées (p. 107)
Clorazépate 50 mg Comme un
stupéfiant (p. 102)
Mycophénolate mofétil oral
Disponible en ville (p. 102)
Changement de taux Tardyferon B9°
comprimés (p. 103)
Échos du réseau Visite médicale :
surtout un engin de guerre entre firmes (p. 104)
Ébastine Plus de comprimés
par boîte (p. 105)
Dihydropyridines Dosages forts (p. 105)
Étanercept 4e indication remboursable
(p. 105)
Verrulia° AMM "extra-light"
(suite) (p. 106)
Dompéridone sans eau Ne pas banaliser
(p. 106)
Ramipril 10 mg Gare au surdosage
(p. 106)
1 complément de gamme-copie
Spéciafoldine° 0,4 mg comprimés (p. 107)
10 copies Liposic° gel ophtalmique,
etc. (p. 107)
6 mini-changements Berocca° comprimés
effervescents, etc. (p. 108)
Déremboursement Noristérat°
solution injectable (p. 108)
Dompéridone RCP modifié
minima (p. 108)
Interféron alfa-2b en stylo Conservation
plus longue (p. 108)
Changements de nom Amoxicilline Ratio°
poudre pour suspension buvable en flacon, etc. (p. 109)
Le segment-clé du mois -térol
(p. 109)
26 arrêts de commercialisation
Bacitracine Martinet° collyre, etc. (p. 110) |
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Acide tranéxamique et thromboses
Un risque de thromboses veineuses et artérielles à prendre
en compte dans la balance bénéfices-risques (p. 111)
Vaccin hexavalent et mort subite ?
Un petit nombre de cas justifient un suivi attentif de pharmacovigilance
(p. 111)
Risque anesthésique en baisse En
France, mortalité environ 10 fois moindre qu'en 1980 (p. 111) |
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Des repères pour éviter les interactions
médicamenteuses
Les interactions médicamenteuses relèvent de
deux mécanismes : les interactions pharmacodynamiques
(addition d'actions convergentes) et les interactions pharmacocinétiques
(perturbation du devenir du médicament). La plupart des interactions
aux conséquences cliniques graves surviennent soit avec des
médicaments à risque, soit chez des patients à
risque (polymédicamentation, patients âgés, insuffisance
rénale ou hépatique, etc.).
Pour le prescripteur comme pour le pharmacien amené à
dispenser la prescription, l'interrogatoire thérapeutique est
indispensable pour connaître l'ensemble des médicaments
que le patient consomme sur prescription médicale, sur conseil
pharmaceutique ou en automédication (p. 112-117) |
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Surveiller les anticancéreux
Les effets indésirables graves voire mortels des anticancéreux
sont parfois révélés longtemps après la
mise sur le marché (p. 117) |
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Bronchopneumopathie chronique obstructive
Arrêter le tabac pour ralentir l'aggravation
La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) est en
bonne part due au tabac. L'arrêt du tabac ralentit la dégradation
de la fonction respiratoire. Un conseil systématique augmente
le taux d'arrêt. Quand l'arrêt est décidé,
les thérapies cognitives et comportementales, ainsi que la
nicotine, augmentent le taux de succès. Les traitements de
fond médicamenteux n'influencent pas le cours de la maladie.
Ils ont une efficacité uniquement symptomatique : essentiellement
bronchodilatateurs inhalés (anticholinergiques, bêta-2
stimulants). Les corticoïdes inhalés au long cours diminuent
d'environ 30 % la fréquence des exacerbations. Les corticoïdes
par voie systémique et les antibiotiques sont utiles lors des
exacerbations modérées à sévères.
Au stade d'hypoxie sévère, l'oxygénothérapie
continue augmente la survie.(p. 118-128)
Aider à cesser de fumer, en bref
Un conseil systématique augmente le taux d'arrêt.
Quand l'arrêt est décidé, les thérapies
cognitives et comportementales, ainsi que la nicotine, augmentent
le taux de succès (p. 122-123) |
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Reconnaître et traiter les entorses simples
de cheville
Un examen clinique précis et méthodique pour
un premier tri efficace
En l'absence de lésions osseuses, la plupart des patients victimes
d'entorse de cheville tirent plus de profit d'un traitement fonctionnel
que d'une immobilisation trop stricte ou d'une chirurgie ligamentaire.
Des signes cliniques regroupés dans les règles dites
d'Ottawa permettent d'écarter une fracture justifiant un traitement
spécifique, avec une sensibilité proche de 100 %.
Un deuxième examen clinique 3 à 5 jours plus tard
est souvent utile pour affiner les choix thérapeutiques initiaux
(p. 129-134) |
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Déficit en hormone de croissance :
sélectionner les enfants qui relèvent réellement
du traitement
Le suivi d'une cohorte française des enfants traités
par somatropine pour un déficit idiopathique en hormone de
croissance montre que le gain de taille est modeste : en moyenne
1,3 cm par année de traitement. Ces résultats aident
à présenter aux patients un tableau plus réaliste
des effets du traitement (p. 134-135) |
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Coronariens : le perindopril n'apporte
rien de nouveau
Dans un essai conduit chez des coronariens sans insuffisance
cardiaque, le perindopril a réduit le risque d'accident cardiovasculaire
grave, sans modifier la mortalité. Dans un essai plus ancien,
le ramipril a fait mieux, en réduisant la mortalité
(p. 135-136) |
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Tétanos chez des usagers de drogues
injectables
Une série de cas anglais met en évidence que
l'usage de drogues injectables expose à un risque de tétanos
(p. 136) |
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Éditorial
Conditionnement des médicaments :
se mobiliser pour faire évoluer les choses
Le bilan 2003 de l'analyse des conditionnements par la revue
Prescrire permet de constater l'absence de progrès. Face à
l'inertie des agences du médicament, la mobilisation des soignants,
médecins et pharmaciens ensemble, pour signaler toute anomalie,
surtout celles pouvant conduire à un mauvaise usage du médicament,
peut faire évoluer favorablement les choses (p. 137-138) |
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L'année 2003 du médicament
Politique industrielle ou santé
publique : l'écart se creuse
Faux-semblants d'innovation, faux-semblants de régulation,
mais réalité des dépenses collectives :
le bilan de l'année 2003 du médicament par la rédaction
de la revue Prescrire fait apparaître peu de nouvelles substances,
beaucoup d'extensions d'indications, une course aux prix délirants
et une foule de contorsions administratives. Les firmes se sont livré
bataille pour l'exclusivité commerciale par copies et anticopies
interposées, et ont de fait le champ libre pour la promotion
des médicaments. La pharmacovigilance française et européenne
n'est pas apparue très active vis-à-vis de médicaments
récents en 2003. À quand des autorités intéressées
par la santé ? (p. 139-147) |
Les agences du médicament vont devoir
s'y faire : l'opacité, c'est fini !
2003 a été l'année de l'émergence
de la société civile dans les débats sur le cadre
législatif européen du médicament. Les premiers
résultats sur l'obligation de transparence des agences donnent
quelques espoirs (p. 145) |
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En bref
Enfance en danger : signalements en augmentation
Une loi promulguée en janvier 2004 vise à
favoriser le signalement par les professionnels de santé (p. 147-148)
Toujours du tétanos en France
55 cas déclarés en 2000 et 2001 en France,
évitables par la mise à jour systématique de
la vaccination (p. 148)
Ceinture de sécurité : aussi
efficace chez l'enfant que chez l'adulte
Une étude portant sur près de 8 000 accidents
impliquant près de 800 enfants de 4 à 14 ans
confirme la protection par ceinture de sécurité (p. 148-149)
Suivi médical en centre de loisirs ou
de vacances
Le dossier médical qui doit accompagner l'enfant en
centre de vacances est soumis au secret professionnel (p. 149) |
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Lu pour vous
Sida. Prévention et droits des malades (p. 149) |
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À la une
La formation professionnelle permanente de l'équipe
officinale (p. 150-151)
Dossier
Déontologie
Lettre ouverte à M. le Président du Conseil départemental
de l'Ordre des Médecins (p. 152)
Courriers
Les petites erreurs qui s'ajoutent (p. 151) FMC :
des soirées truquées (p. 151) Canicule.
Une catastrophe médicale ou sociale ? (p. 153) Lumière !
(p. 154)
Concours d'été
Les résultats (suite) (p. 154)
Luc Cifer
Attributs (p. 154) |
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Épisodes maniaques : l'olanzapine
apporte-t-elle un progrès thérapeutique ?
Exiger des éléments de bon niveau de preuves
de progrès thérapeutique avant de choisir un traitement
est de l'intérêt bien compris des patients comme du prescripteur
(p. 155-156) |
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Ésoméprazole : un essai
non pertinent
Une comparaison biaisée qui n'apporte pas grand chose
aux patients (p. 156) |
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Après une première manifestation
de démyélinisation, l'interféron bêta-1a
est-il justifié ?
Chez les patients à haut risque, le bénéfice
clinique de l'interféron bêta-1a est seulement suggéré,
mais les effets indésirables avérés (p. 156) |
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Quel interféron de référence
dans la sclérose en plaques évoluant par poussées ?
En pratique, interféron bêta-1a en première
ligne (p. 156) |
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Test de lecture 2003/2004 Questionnaire
n° 6 (p. 157)
Take it easy Exercise n° 92 Withdrawal
syndrome and dependence: tramadol too (p. 159)
Électronique Index Prescrire (p. 160)
Ours (IIe de couv.)
Précisions et corrections Lévonorgestrel
750 µg (IIe de couv.)
Publicité à la loupe Mirages
publicitaires et bronchopneumopathie chronique obstructive (IIIe de
couv.) |
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