Revue Prescrire, sommaire n°260
  Sommaires LRP
  N°260
Avril 2005
  « Il faut dire la vérité (…), y parler avec son cœur, ses tripes, ses colères, ses obsessions : y être soi-même, totalement engagé dans ce qu'on est, et à la fois n'importe qui, n'importe lequel d'entre nous »
Jorge Semprun
Editorial
Europe
L'investissement collectif nécessaire (p. 241)
Rayon des nouveautés
Le mot de Gaspard : Revue de presse (p. 244 et 266)
Nouveautés en soins ambulatoires
Pioglitazone (Actos°), rosiglitazone (Avandia°)
Rosiglitazone + metformine (Avandamet°)
Glitazone + antidiabétique oral : des associations encore trop peu évaluées (p. 245-253)
Trithérapie metformine + sulfamide + glitazone
Insuffisamment évaluée (p. 250-251)
Léflunomide (Arava°)
Dans le rhumatisme psoriasique : trop de risques et trop peu d'efficacité (p. 254-258)
Rhumatisme psoriasique
Nouvelle indication, mais trop peu de comparaisons (p. 257)
Mycophénolate sodique (Myfortic°)
Une firme étoffe sa gamme d'immunodépresseurs, sans plus (p. 258)
Nouveautés à l'hôpital
Ibritumomab (Zevalin°)
Concept séduisant, réalité décevante (p. 259-262)
Toxine botulique A (Botox°)
Dans l'hyperhidrose axillaire primaire : après un traitement local par antisudoral, et avant la chirurgie (p. 263)
Fulvestrant (Faslodex°)
Cancer du sein avancé en 2e ligne : moins de troubles ostéo-articulaires (p. 264)
Actualités à la loupe
Ampoules injectables à deux pointes : disparition annoncée en France
Risque de contamination lors du nettoyage et du remplissage (p. 265)
Lindane : toujours sur liste II et exonéré pour l'application sur la peau !
Toujours pas de mesure visant à restreindre l'utilisation du lindane, pédiculicide et acaricide organochloré. Mais en pratique, les spécialités à base de lindane disparaissent peu à peu du marché (p. 266)
Stupéfiants : à quand la simplification ?
L'harmonisation des durées de prescription n'a toujours pas été décidée (p. 268-269)
Débrouilles, embrouilles, et confusion
Des spécialités à base de cétirizine, sous des noms commerciaux ne comportant pas la DCI, et orientées vers l'automédication, sont présentes sur le marché français, au risque d'augmenter accumulation voire surdosage (p. 272-273)
Trizivir° En ville et remboursable (p. 265-266)
Escitalopram Une ASMR injustifiée (p. 267)
Anakinra En ville : 21 mois plus tard (p. 267)
New-fill° Remboursable (p. 267)
Échos du réseau Classiques (p. 268)
Nicotine Nouvelle dose exonérée (p. 268)
Segment-clé du mois mofétil, tiuxétan et autres (p. 270)
Symbicort° À fortes doses : attention ! (p. 270)
Glatiramère En seringue préremplie (p. 270)
Métopimazine En pédiatrie : pourquoi prendre des risques injustifiés ? (p. 271)
Cétirizine Discordances (p. 271)
12 copies Furosémide Arrow° comprimés, etc. (p. 272)
9 compléments de gamme copies Aciclovir Teva° 800 mg comprimés, etc. (p. 273)
7 arrêts de commercialisation Amoxicilline GNR° 1 g préparation injectable, etc. (p. 274)
Amsacrine Retrait d'un solvant toxique (p. 274)
Macrogol Dans l'"impaction fécale" : harmonisation d'un libellé (p. 274)
Vigilance
Drotrécogine alfa : surmortalité chez les malades les moins graves
À réserver à des cas très précis de sepsis sévère (p. 275)
Télithromycine : un macrolide de plus à risque d'interactions
Risque d'interaction entre télithromycine et antivitamine K (p. 275)
Bupropion : un bilan allemand
Pancréatites, entre autres (p. 275)
Bandelettes anti-incontinence : enquête de matériovigilance
Un exemple de vigilance active (p. 275)
Déclaration de Berlin sur la pharmacovigilance
Une déclaration précisément argumentée et référencée de l'International Society of Drug Bulletins (ISDB). La pharmacovigilance doit être renforcée : mise à disposition du public des résultats des essais cliniques et précliniques, information des professionnels de santé sans délai de toute donnée nouvelle sur les effets indésirables ; meilleures écoute et information des patients ; etc. (p. 276-280)
Coxibs (suite) : demi-mesures et maintien sur le marché
Les intérêts industriels passent avant la santé publique (p. 281)
Stratégies
Prendre en charge les accidents vasculaires cérébraux
Première partie
Accidents vasculaires cérébraux : le plus souvent ischémiques
Les AVC sont ischémiques dans environ 80 % à 85 % des cas, dus à une hémorragie intracérébrale dans environ 5 % à 15 % des cas, et à une hémorragie méningée dans environ 5 % des cas. Un an après l'accident, la moitié des patients sont décédés ou restent invalides. Après un AVC, il existe un risque de récidive, plus élevé dans les premières semaines (p. 282-284)
Deuxième partie
Accident vasculaire cérébral : le bilan initial
Le diagnostic d'AVC repose sur le scanner en urgence, et parfois sur l'IRM avec séquence de diffusion, en cas de symptômes minimes ou de signes de localisations multiples. Le bilan initial vise à rechercher des diagnostics différentiels, à détecter des affections associées, et à évaluer le risque de récidives. En cas d'hémorragie, l'artériographie est à discuter surtout pour les patients jeunes (p. 285-287)
Troisième partie
Accident vasculaire cérébral ischémique : le traitement médicamenteux à la phase aiguë
L'aspirine seule évite environ 5 décès pour 1 000 patients traités. L'héparine non fractionnée à faible dose est associée à l'aspirine, dans certaines situations (fibrillation auriculaire avec valvulopathie, etc.), en dehors desquelles l'héparine réduit le risque de récidive, mais augmente le risque de transformation hémorragique, sans effet sur la mortalité. Il n'est pas certain que la balance bénéfices-risques d'un traitement thrombolytique soit favorable. Un antihypertenseur paraît justifié si la pression artérielle dépasse 200-220/120 mm Hg en cas d'AVC ischémique, ou 180-185/105-110 mm Hg en cas d'hémorragie intracérébrale ou d'AVC ischémique avec traitement thrombolytique prévu, ainsi qu'en cas de complications cardiaques. Il vaut mieux éviter d'abaisser brutalement la pression artérielle (p. 288-295)
Les propositions de la revue Prescrire
Prendre en charge un accident vasculaire cérébral (p. 293)
L'hyperhidrose localisée primaire
Un trouble parfois très gênant
En premier lieu, traitements locaux non invasifs : antisudoraux, voire ionophorèse à l'eau du robinet en cas d'hyperhidrose palmaire ou plantaire. En cas d'échec, chez les patients très gênés par une hyperhidrose axillaire effectivement importante, des séances d'injections intradermiques locales de toxine botulique A ont une certaine efficacité provisoire. Le traitement chirurgical est à réserver en dernier recours (p. 296-299)
Contraception postcoïtale
Une dose unique de 1 500 µg de lévonorgestrel dans les 72 heures suivant un rapport non protégé (p. 299)
Augmenter les apports hydriques en prévention secondaire des lithiases rénales
Obtenir une diurèse d'au moins 2 litres par jour (p. 299-300)
Stimulation du point P6 : activité antiémétique en postopératoire
Vraisemblable, mais modeste (p. 300)
Syphilis : la sérologie utile
Bien connaître l'interprétation des tests (p. 300)
Ouvertures
Éditorial
France : une hausse préoccupante du suicide des personnes âgées
En pratique, le phénomène mérite surtout d'être mieux étudié : détresse profonde ou décision réfléchie et sereine ? (p. 301-302)
Prévention des risques professionnels liés à des agents chimiques
Renforcement des mesures de prévention pour les agents cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction (p. 302-304)
"Aptitude" : le débat se poursuit (p. 303)
Le "normal" en médecine : des concepts aux décisions en pratique quotidienne
L'interprétation d'un résultat d'examen "hors norme" dépend de l'objectif assigné à la définition de cette "norme" : simple description statistique d'une "norme" issue de valeurs mesurées dans un échantillon représentatif d'une population, ou définition d'un seuil de "normalité" accompagné de critères pronostiques ou interventionnistes (p. 305-308)
Site web
NCCAM : National Center for Complementary and Alternative Medicine (p. 308-309)
Anaes : Suppression de la fiche dans le Portail documentaire Prescrire (p. 309)
Forum
À la une
Pharmacollusion (p. 310-311)
Courriers
Quel bénéfice pour le cancer colorectal ? (p. 311) • Euthanasie et soins palliatifs (suite) (p. 311) • Des incitations dangereuses (p. 311-312) • À quoi sert le pharmacien d'officine ? (p. 312-313) • Le visiteur, Prescrire et la glucosamine (p. 313) • Du "référent" au médecin "traitant" (p. 314) • Le syndrome de Saint-Paul (p. 314)
Concours d'été
Un été avec la revue Prescrire (suite) (p. 312)
Luc Cifer
Sciences Po (p. 314)
Prescrire en questions
Compressions thoraciques chez l'enfant
À effectuer avec une seule main (p. 315)
Essai clinique "en double placebo"
De quoi s'agit-il ? (p. 315)
Hypertension dans le diabète
L'indapamide mieux évalué que l'hydrochlorothiazide ? (p. 316)
Micropakine LP° : une forme pharmaceutique insuffisamment évaluée ?
La forme pharmaceutique peut influencer la balance bénéfices-risques (p. 316)
Et aussi
Précisions et corrections L'année 2004 du médicament - Médicaments "pédiatriques" (IIe de couv.)
Test de lecture 2004/2005
Questionnaire n° 8 (p. 317-318)
Take it easy Exercise n° 105 Rheumatoid arthritis therapy: deflating the hype (p. 319)
Électronique Bibliothèque électronique Prescrire (p. 320)
Ours (IIe de couv.)
Publicité à la loupe Des études au service de qui ? (IIIe de couv.)