Revue Prescrire, sommaire n°261
  Sommaires LRP
  N°261
Mai 2005
  « Ce n'est pas parce que c'est difficile qu'on n'ose pas, mais parce qu'on n'ose pas que c'est difficile »
Mado la Niçoise
Editorial
Sans préjugé
Penser en DCI, une clé incontournable pour le bon usage des médicaments (p. 321)
Rayon des nouveautés
Le mot de Gaspard : Pas complice
Dire "non merci, je choisis des médicaments mieux évalués", ce n'est pas
être passéiste ni rigoriste (p. 324)
Nouveautés en soins ambulatoires
Insuline glargine (Lantus°)
Premier analogue de l'insuline à action prolongée (p. 325-332)
Olanzapine (Zyprexa°)
En prévention dans le trouble bipolaire : des essais non convaincants (p. 333-336)
Solifénacine (Vesicare°)
"Hyperactivité vésicale" : 5e anticholinergique, d'intérêt clinique douteux (p. 336-338)
Acide ibandronique (Bondronat°)
Dans les métastases osseuses du cancer du sein : 3e diphosphonate injectable, sans plus (p. 33)
Nouveautés à l'hôpital
Évérolimus (Certican°)
Greffes : pas mieux que le sirolimus (p. 340)
Actualités à la loupe
Acide hyaluronique intra-articulaire : statut administratif au choix de la firme
Toujours avec le statut de médicament, Hyalgan° est revenu sur le marché français, remboursable à 65 % dans la gonarthrose, tandis qu'il existe 11 autres présentations similaires à base d'acide hyaluronique avec le statut de dispositif médical, selon le choix de la firme (p. 341-342)
Rispéridone injectable LP en ville
RisperdalConsta LP° disponible en ville, mais rien ne justifie son utilisation (p. 343)
Vaccin BCG SSI° intradermique : conditionnement minimaliste, prix double
Souche différente, présentation en flacon multidoses et prix doublé, alors que ce vaccin n'apporte strictement rien de nouveau. Si cette augmentation vise à compenser le manque à gagner de la firme, après l'arrêt de la revaccination, cela devrait être dit, en toute transparence (p. 346)
Rivastigmine buvable Remboursable (p. 341)
Adalimumab En ville (p. 343)
Bortézomib Agréé collectivités (p. 343)
Échos du réseau Super plus mieux ! (p. 344)
Publicité Trois nouvelles interdictions (p. 344)
Desmopressine orale De dangereuses évolutions d'indications (p. 345)
Famotidine Copiée (p. 345)
11 copies Doltaque° comprimés, etc. (p. 347)
Injectables Étiquetages et notices qui ne facilitent pas les soins (p. 347-348)
8 compléments de gamme-copies
Adrénaline Renaudin° 20 mg/20 ml injectable, etc. (p. 348)
21 arrêts de commercialisation Actifed° toux sèche solution buvable, etc. (p. 349)
Le segment-clé du mois Asparte, lispro, glargine… (p. 349)
Dernière minute Iproniazide (p. 349)
Vigilance
Ézétimibe : le profil d'effets indésirables se précise
Troubles musculaires, hépatobiliaires, etc. (p. 350)
Troubles neuropsychiatriques sous ibuprofène
Penser à incriminer les AINS peut rendre service aux patients (p. 350)
Matériovigilance : les notificateurs informé
Un exemple à suivre (p. 350)
Coxibs, suite : retrait du valdécoxib
Encore des demi-mesures (p. 350)
Délais d'autorisation de mise sur le marché et retraits pour effets indésirables
La protection des patients n'est pas assurée en cas de mise sur le marché hâtive (p. 351)
Bupropion
Convulsions chez un nourrisson exposé par l'allaitement (p. 351)
Infliximab
Hépatites graves et lymphomes (suite) (p. 352)
Adalimumab
Hypersensibilité et atteintes hématologiques (p. 352)
Cancers cutanés après puvathérapie (suite)
À surveiller longtemps (p. 353)
Interaction oméprazole + atazanavir
Très forte baisse des concentrations plasmatiques d'atazanavir (p. 353)
Diphosphonates
Risques oculaires inflammatoires (p. 354)
Gels médicaux et à ultrasons
Infections graves (p. 354)
Colite et insaponifiables d'avocat et de soja
Un risque de diarrhée persistante sous Piasclédine° (p. 354)
Stratégies
L'insuline dans le diabète de type 2
Première partie - L'insuline, une alternative parfois utile à proposer pour le diabète de type 2
Malgré une évaluation limitée, sur des critères intermédiaires de jugement
L'insuline fait partie des traitements à proposer aux patients diabétiques de type 2 lorsque le contrôle de l'hyperglycémie par un traitement oral n'est plus satisfaisant. Le choix repose sur un critère intermédiaire d'efficacité (l'HbA1c), sur les effets indésirables (prise de poids, hypoglycémies) et sur la praticité. L'ajout d'une injection d'insuline isophane au coucher à un antidiabétique oral est la solution de première intention. En cas de résultat insuffisant, le plus efficace pour abaisser l'HbA1c semble être alors d'associer plusieurs injections quotidiennes d'insuline, dont au moins une d'une insuline d'action prolongée, et la metformine ; ou 3 injections d'un analogue ultrarapide de l'insuline et un sulfamide hypoglycémiant (p. 355-362)
En annexe sur www.prescrire.org
Un tableau des essais comparatifs randomisés "ajout d'une injection quotidienne d'insuline" versus "remplacement des antidiabétiques oraux par plusieurs injections d'insuline"
Prévenir les récidives au cours des troubles bipolaires
Lithium d'abord
Le lithium demeure la référence. En deuxième ligne, l'acide valproïque, la carbamazépine et la lamotrigine ont une efficacité mal établie. En cas d'effet insuffisant du lithium, les essais ayant évalué des associations médicamenteuses sont trop peu nombreux pour en tirer des conclusions fiables. Sur la base des données disponibles, faute de mieux, il paraît cohérent d'associer lithium + neuroleptique si l'on souhaite éviter avant tout une récidive maniaque, et lithium + carbamazépine si le risque dépressif est prédominant (p. 363-367)
Sartans et insuffisance cardiaque
Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (IEC) restent la référence
Chez les patients insuffisants cardiaques, avec ou sans infarctus myocardique récent, aucun essai ne montre une efficacité clinique d'un antagoniste de l'angiotensine II, alias sartan, meilleure que celle d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (IEC), et il n'est pas certain que les sartans soient aussi efficaces que les IEC les mieux évalués. La place des sartans est limitée aux situations où les effets indésirables des IEC imposent leur arrêt. Mais hypotension, hyperkaliémie et insuffisance rénale risquent alors de récidiver (p. 367-374)
Transmission virale mère-enfant lors d'une amniocentèse
Éviter au maximum de traverser le placenta (p. 375-376)
Pas d'effet préventif des antioxydants (p. 376-377)
Associations d'antihypertenseurs : priorité aux diurétiques (p. 377-378)
Traumatismes crâniens : les corticoïdes augmentent le risque de décès (p. 378)
Plantes pour maigrir : des risques et pas de bénéfice (p. 378)
Ouvertures
Éditorial
Prescriptions sous influence
Les médecins ont intérêt à s'engager dans des formations indépendantes, et à dire "non merci" au financement par les firmes pharmaceutiques (p. 379)
En bref
Belgique : une rémunération des pharmacies d'officine basée exclusivement sur la marge
Des projets de rémunération forfaitaire des prestations sont à l'étude (p. 380-381)
Rougeole : déclaration obligatoire (p. 381)
Europe de l'Ouest : fortes différences de recours à un médecin (p. 381)
L'irradiation des aliments
Première partie
Une technique de conservation débattue
L'irradiation, appelée aussi ionisation, des aliments vise à prolonger la durée de conservation en inhibant la germination, en détruisant des insectes et en réduisant le nombre des microorganismes pathogènes présentant des risques pour la santé. Une cinquantaine de pays l'autorisent. La liste communautaire européenne ne comporte actuellement qu'une seule catégorie d'aliments pouvant être irradiés, acceptée par tous les États. Cela traduit l'opposition persistante de plusieurs États membres à l'irradiation des denrées alimentaires (p. 382-387)
Lu pour vous
L'air et la santé (p. 388) • Migrants/étrangers en situation précaire - Prise en charge médico-psycho-sociale (p. 388)
Forum
À la une
Un choix contestable (p. 389)
Courriers
L'autre bout de la lorgnette (p. 389) • Gymiso° trop cher et inutile ? suite du débat (p. 390-391) • La revue Prescrire en référence (p. 391) • Mal soignés mais de plus en plus âgés (p. 391) • Intoxication (p. 391) • L'hôpital et l'enfant : l'hôpital autrement ?… 19e-20e siècles (p. 392) • Conditionnement unitaire des médicaments : plus sûr, et plus économique (p. 392-393) • Logiciels médicaux (suite) (p. 393)
Luc Cifer
Alphabétisation (p. 393)
Prescrire en questions
Quel référentiel pour l'hypertension artérielle ?
Les cliniciens ont besoin de guides de pratique fondés sur des preuves solides (p. 394-396)
Flunitrazépam : quelles règles de prescription ?
Mieux vaut ne pas commencer de traitement par flunitrazépam, encourager à s'en passer, et tenter de réduire progressivement la dose chez les patients déjà "accrochés" (p. 396)
Et aussi
Précisions et corrections Genou en valgus - Revue de presse du 1er avril - Fulvestrant et ASMR (IIe de couv.)
Test de lecture 2004/2005
Questionnaire n° 9 (p. 397-398)
Take it easy Exercise n° 106 Acromegaly and its treatment (p. 399)
Électronique Utiliser les fonctionnalités de recherche complémentaires (p. 400)
Ours (IIe de couv.)
Publicité à la loupe Baudruche (IIIe de couv.)